15 # 6 heures plus tard – Donald Harstad

Résumé :

Personnage unique dans le domaine du polar, à l’instar d’un Philip Marlowe ou d’un Harry Bosch, Carl Houseman, le shérif du comté de Nation, que Donald Harstad fait bénéficier de ses vingt ans passés dans la police de l’Iowa, quitte cette fois son territoire habituel pour les brumes de Londres. Envoyé en tant que « simple observateur » aux côtés du New Scotland Yard pour enquêter sur la disparition mystérieuse d’une jeune fille originaire de l’Iowa, Carl, loin de tous ses repères, est désormais seul, ou presque, pour affronter un ennemi aussi terrifiant qu’inhabituel. En suivant au jour le jour l’enquête de Carl Houseman, on retrouve le style qui a fait le succès de Donald Harstad : une écriture sèche, presque documentaire, d’un réalisme étonnant, qui analyse dans toute leur complexité les méthodes d’investigation contemporaines.

Mon avis : 

Ayant déjà vu ce roman plusieurs fois chroniqué et apprécié sur la toile, j’ai voulu aussi le lire. Malheureusement il n’a pas eu le même effet sur moi que sur les autres. Je n’ai pas du tout accroché. Nous suivons en parallèle l’histoire des kidnappeurs et l’avancé de l’enquête de la police. J’ai aimé le personne de Carl Houseman, mais j’ai trouvé que l’enquête mettait un temps fou à avancé, c’est peut-être ça qui le rend près de la réalité pour les autres, car j’imagine bien qu’une enquête met du temps à être résolue, mais pour moi, qui suis toujours très impatiente, attendre 200 pages pour récolté le premier indice est vraiment, mais vraiment trop long. Mais l’auteur, qui décrit en même temps sa propre expérience de Sherif dans ce livre, à décrit de manière très réaliste la vie quotidienne que l’on a dans ce genre de métier à risque. Donc en bref, pas vraiment un coup de coeur pour moi, même si j’ai tout de même passé un bon moment.

14 # Harlan Coben – Sans Un Mot

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Quatrième de couverture

Jusqu’à quel point connaît-on vraiment son enfant ? Mike et Tia ne cessent de se poser la question : leur fils Adam, seize ans, a changé. Réfugié dans sa chambre, il ne quitte plus son ordinateur. Malgré leurs réticences, Mike et Tia se décident à installer un logiciel de contrôle. Un jour, un e-mail inquiétant. Et Adam disparaît. Sans un mot… C’est alors que tout bascule. Sur un rythme d’enfer, Harlan Coben nous entraîne dans un thriller plus électrisant que jamais. Pièges du web, délinquance virtuelle, tueur psychopathe, le maître de nos nuits blanches se joue de nos angoisses avec une délectation machiavélique.

Ma chronique

Je découvre Harlan Coben avec  » Sans un mot ». J’ai adoré son style d’écriture, sa façon de ne pas nous ennuyer avec des descriptions sans importances et d’aller directement droit au but. L’intrigue est très bien menée, et très bien construite. Au départ on est un peu perdu, car dès le premier chapitre à lieu un meurtre dont on ne comprend pas du tout la raison, puisque les personnes ne correspondent pas à la quatrième de couverture mais tout se met en place assez vite. L’histoire est construite comme un puzzle dont on rassemble les morceaux peu à peu au fil de l’histoire. Quand on le commence on a du mal à s’arrêter, il y a un peu plus de suspens à chaque page. Plusieurs histoires se mélangent, celle de Tia et Mike, les parents qui s’inquiètent un peu trop pour leur fils en l’espionnant. Il y a Susan qui recherche un donneur pour son fils malade et la petite Yasmin dont tout le monde se moque à l’école à cause d’un professeur.

Toutes ces histoires qui se mélangent nous donne toujours envie d’en savoir plus, l’écriture d’Harlan Coben est vraiment très efficace et le suspens très bien mené et nous tient en haleine.

Mon premier livre de Coben, mais surement pas le dernier.

Extraits

« Quand une fille sourit comme ça à son père, le père – quel que soit son statut dans la vie – se sent devenir roi. »

« On dit que vos possessions vous possèdent. C’est faux : ce sont les êtres aimés qui vous possèdent. Quand on aime, on est otage pour la vie. »

« Comment est-ce qu’on en arrive là ? Alors qu’on tombe raide amoureux, qu’on rêve de passer chaque instant de sa vie avec l’autre, qu’on s’émerveille de chacun de ses gestes… et un beau jour tout part en fumée, pourquoi ? »

« On refuse d’admettre à quel point l’équilibre de notre vie ne tient qu’à un fil, sinon on deviendrait fou. Ceux qui ont tout le temps peur, qui ont besoin de médicaments pour fonctionner, c’est qu’ils ont pris conscience de la réalité, de la ténuité du fil en question. Ce n’est pas qu’ils n’acceptent pas la vérité… Ils n’arrivent pas à l’occulter. »

13 # Ramsès au pays des points-virgules, Pierre Thiry

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Résumé :

Quelques jours avant Noël, Alice discute avec son oncle Sigismond: un bouquiniste érudit. Elle se moque de lui car il ne connait meme pas J.-K. Rowling l’auteur d’Harry Potter. Elle évoque un roman qui aurait été écrit par un certain Jérôme Boisseau : «Ramsès au pays des points-virgules». L’oncle Sigismond, n’en a jamais entendu parler. Osera-t-il avouer à sa nièce qu’il existe des écrivains dont il ignore tout? Ce roman, ce romancier existent-ils? Que raconte «Ramsès au pays des point-svirgules»? Qui en est le véritable auteur? Qui est le Ramsès dont il est ici question? Les réponses à toutes ces interrogations seront elles dans ce livre? Ce volume s’adresse à tous les lecteurs de dix à cent-dix ans. On y arpentera les méandres mystérieux du château de Baskerville, on y croisera Charles Hockolmess, le chat noir qui cite sans cesse Jean de La Fontaine.  On y découvrira que le lecteur autant que l’auteur ont chacun leur rôle à jouer dans la naissance d’un livre. C’est particulièrement le cas de ce livre où le lecteur est invité à mettre son grain de sel.

Ma chronique :

Je n’ai pas du tout l’habitude de lire ce genre de roman, je suis trop terre à terre pour lire ce genre de fiction, mais étonnamment, j’ai apprécié cette lecture, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai adoré, mais j’ai passé un très bon moment. Elle m’a fait retombé en enfance, je me suis revu entrain de lire Alice au pays des merveilles et autres contes merveilleux. Les personnages sont tous très.. intéressant je dirais. Mais j’ai surtout apprécié le chat noir qui ne fait que citer Jean de La fontaine ( que personnellement, j’adore). J’ai aussi beaucoup apprécié le cuisinier, qui confond Jean de la Fontaine avec Harry Potter. Et Sissi qui s’envole dans son lit en forme de mouette, et Ramsès qui part à la dérive sur son lit en forme de baleine.. :)

C’est un roman, pour le moins intriguant, car l’auteur fait participer le lecteur avec les chansons de Boris Vian ( Malheureusement je n’en connais aucune), il est rempli d’humour et de jeux de mots. Pierre Thiry partage aussi sa bibliothèque avec nous, en citant Jules Vernes, Alexandre Dumas ou encore Hans-Christian Andersen, etc.

Bref je conseille à tout le monde ce petit moment poétique et féerique dans lequel nous emporte Pierre Thiry :)

Et je le remercie de m’avoir offert le livre en échange d’une chronique.

Extraits :

– « Elle avait toujours pensé que l’on pouvait trouver d’astucieuses solutions pour se sortir des problèmes concrets de l’existence dans les ouvrages des meilleurs écrivains.

– Le point-virgule était la charnière ; il était le pivot ; parce que la phrase tourbillonnait ; rebondissait autour de lui ; il pouvait être vu comme un germe produisant les mots en pagaille ; et par conséquent la pensée toute entière ; même les songes ; même les rêves.

– Que vous êtes naïve! Crédule comme une endive!

12 # La carte et le territoire – Michel Houellebecq

Michel Houellebecq - La carte et le territoire

Résumé :

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.

Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.

Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.

Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.

L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

Mon avis :

Ce roman, qui se déroule sur plusieurs années, nous ballade dans le temps avec un personnage des plus énigmatique ; Jed Martin, il prend un peu la vie comme elle vient, sans se poser de question. Il débute sa carrière d’artiste en prenant en photo des cartes routières michelin mais accède à la fortune et à la célébrité grâce à la peinture. Il devient vite très riche, mais ne change pas sa vie pour autant. Il a très peu de vie sociale, voir même pas du tout, il dîne tous les noëls avec son père, rencontre une jeune Russe, Olga (cataloguée comme l’une des 5 plus belles femmes de Paris) avec qui il entretiendra une relation quelque temps. Mais au fond, la solitude sera son mode de vie.

L’aspect original du roman est que Houellebecq se met lui-même en scène dans son œuvre. Ainsi que d’autre personnes connues comme Frédéric Beigbeder ou encore Jean-Pierre Pernaut.

La carte et le territoire nous montre comment la vie d’un artiste peu évoluer ou se dégrader. Et surtout nous montre la vision du monde qu’à Jed Martin.

C’est un roman fait de plein d’observation sur notre mode de vie et notre culture. Ce fut mon premier livre de Houellebecq mais surement pas le dernier, j’ai vraiment apprécié cette lecture, c’était très fluide, prenante, intéressante et moderne. J’aime son style d’écriture. Je n’ai vraiment pas été déçue .

Extraits :

« Elle était jeune, ou plus exactement, elle était encore jeune, elle s’imaginait encore que la vie offre des possibilités variées, qu’une relation humaine peut connaître au cours du temps des évolutions successives, contradictoires »

« Est-ce que tu sais au fond pourquoi tu plais aux femmes ? […] c’est très simple : c’est parce que tu as un regard intense. Un regard passionné. Et c’est cela, avant tout, que les femmes recherchent. Si elles peuvent lire dans le regarde d’un homme une énergie, une passion, alors elles le trouvent séduisant. »

« Ça devait être bien pratique, quand même, cette croyance en Dieux ; quand on ne pouvait plus rien pour les autres – et c’était souvent le cas dans la vie – demeurait la ressource de prier pour eux »

« La voix d’Olga n’avait pas changé. La voix des gens ne change jamais, pas davantage que l’expression de leur regard. Au milieu de l’effondrement physique généralisé à quoi se résument la vieillesse, la voix et le regard apportent le témoignage douloureusement irrécusable de la persistance du caractère, des aspirations, des désirs, de tout ce qui constitue une personnalité humaine. »

« La fortune ne rend heureux que ceux qui ont toujours connu une certaine aisance, qui y sont depuis leur enfance préparée ; lorsqu’elle s’abat sur quelqu’un qui a connu des débuts difficiles, le premier sentiment qui l’envahit, qu’il parvient parfois temporairement à combattre, avant qu’à la fin il ne revienne le submerger tout entier, c’est tout simplement la peur. »